mardi 18 janvier 2011

PRÉSENTATION


Ce BLOG vise à faire connaître et à partager la démarche artistique de John Michaud. Les "GALERIES" virtuelles donnent un aperçu de différentes formes d'expressions artistiques toujours représentatives de ses lieux de prédilection: la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent.

Actuellement, John Michaud poursuit son travail à partir de thèmes, avec comme trame de fond, les éléments maritimes.
______________________________________________________


La mer, la terre, le ciel… la vie

Nicole Allard
Historienne de l’art


Depuis toujours, John Michaud observe les paysages côtiers qui émaillent le Bas-Saint-Laurent et, surtout, la Gaspésie, son pays natal. Les éléments les plus inattendus, de même que les phénomènes les plus spectaculaires de ce territoire d’appartenance, marqué par la présence humaine, étayent les propos et l’œuvre foncièrement éclectique qu’il donne à découvrir.
_________________________

Par le regard à la fois sensible et critique qu’il pose – et ose - sur le monde maritime, l’artiste nous transporte dans de grandes envolées lyriques, ou, à l’inverse, dans l’intimité insoupçonnée d’une nature en constant bouleversement, insistant sur certaines réalités, aboutissant à d’inévitables constats…
De pure énergie ou de pur dépouillement, son travail des dernières années, qui explore la peinture, la gravure, la sculpture et l’installation, s’efforce d’exprimer une mémoire poétique, symbolique et ethnographique du paysage. Plus encore, il témoigne de son extrême fragilité, de la vulnérabilité du vivant qu’il renferme, de son pouvoir de régénérescence, de sa résilience… 

Le monde à nos pieds
Rien d’étonnant, donc, qu’il nous prête les ailes et les yeux du fou de Bassan, l’oiseau emblématique de l’île Bonaventure qui, dans sa frénésie aérienne, emplit l’espace des grands tableaux de la série Envol (2011). Nous voici, oiseaux-motifs, évoluant dans la multitude et la plénitude du ciel, dominant les barachois, les caps abrupts, les rivages où s’égrainent les constructions humaines, si minuscules vues des airs. 
Nous voici, enfin, piquant « en bandes neigeuses », dans la mer poissonneuse, nageant parmi les bancs de harengs et de maquereaux ...

L’horizon sans fin
Embrassant d’un même mouvement la mer, la terre, le ciel et la vie foisonnante, ces représentations ascensionnelles sont construites par strates, à l’image des falaises creusées d’anfractuosités qui servent de refuges à ces migrants grégaires aujourd’hui menacés, à mille lieues de leur sanctuaire gaspésien.
Dans la multiplicité des plans et des points de vue, en plongée ou en contre-plongée, qui induit une dynamique interne à ces all-over colorés, se révèlent des univers pluridimensionnels et hiérarchisés. Terre par-dessus mer, mer par-dessus mer, horizon par-dessus horizon : ces paradis transitoires (aquatique, aérien et humain), habilement mis en abyme, semblent vouloir se projeter à l’infini…

Le territoire-mémoire
Autant l’artiste tient à montrer la complexité, l’interdépendance et les zones de rupture découlant de cet ordre implacable qui gouverne le paysage, autant cherche-t-il aussi à en isoler les éléments distinctifs et significatifs.
Dessinés d’un geste libre et spontané, réduits à leur état structurel, quais, fascines, chafauds, vigneaux, salebarbes et autres gréements, vestiges d’un passé maritime glorieux, témoins de la survivance des hommes, inspirent les idéogrammes minimalistes de la série AEncrages (2011-2012). Cette calligraphie vigoureuse, pourtant au bord de la dématérialisation et de l’effacement, devient un plaidoyer contre l’oubli, la perte insidieuse d’un patrimoine identitaire précieux.
Le fameux rocher et son île, silhouettes fantomatiques à peine esquissées, les barques, les bouées, etc., ne sont plus que souvenirs épars, formes flottantes et lignes stylisée s. Les galets, les bois flottés, les coquillages, etc., récupérés en bord de mer – qu’il intègrera sans doute un jour à ses installations ou qu’il transformera en motifs dans ses peintures et ses estampes – ne sont que réminiscences d’un milieu qui est et a été…

La vie, toujours…
La mémoire s’érode et se renouvelle. Mais elle n’est pas que nostalgique. Quiconque a déjà fait l’expérience du littoral connait les forces façonneuses du paysage : le va-et-vient des vagues qui fait subrepticement reculer les terres et déplacer les grèves, l’action du vent qui fait s’incliner les arbres chétifs... Ceux de la série Chablis (2013) parlent d’enracinement et de résistance.
À la défense du terreau fragile qui est le leur, ils s’accrochent en front de mer, s’alignent et s’enchevêtrent jusqu’à ressembler à des barbelés impénétrables.

Les motifs-repères
John Michaud sait évoquer, c’est indéniable. Il sait aussi montrer. Et faire. Outre l’utilisation tantôt nuancée, tantôt franche, de la couleur qui en fait un coloriste habile, le sens de la composition et de la dynamique spatiale inné, la puissance graphique de sa production étonne et séduit.
La maîtrise du dessin, la répétition de motifs, l’intervention de signes et de codes tant organiques que géométriques, générant des tensions de surface et des points focaux, y sont pour beaucoup. 
Déjà vus, consignés, reformulés ou carrément inventés, motifs-repères et motifs-symboles alimentent le vaste répertoire iconographique dans lequel l’artiste puise librement. Ce travail de codification, de stylisation et de synthèse contribue à l’élaboration d’une véritable typologie des formes de la nature et des éléments construits du paysage gaspésien. 

Un univers en gestation
S’il y a bien quelques soupçons de la fantasmagorie de Miro, des perspectives audacieuses de Milton Avery et, plus près de nous - beaucoup plus près de nous -, de Riopelle, pour le bouillonnement, et de Kittie Bruneau, pour l’attachement au territoire gaspésien et pour l’invention d’une mythologie personnelle, l’univers en gestation de John Michaud, tout imprégné de ces modèles qu’il assimile et revisite fréquemment dans ses œuvres, ose son propre vocabulaire, sa propre imagerie.
Au-delà des simples considérations plastiques, sa démarche tend à se préciser et à se « personnaliser » davantage grâce à l’approche multidisciplinaire adoptée au départ et grâce aussi à l’expérimentation continuelle de supports, de matières et de techniques nouvelles. 
Approche exploratoire, quête esthétique éclatée et préoccupations constantes face à l’environnement et à la destinée du « vivant », thèmes centraux de son œuvre, s’inscrivent au final dans l’universalité de l’art et du monde actuel.

mai 2013

i Anne Hébert, Les fous de Bassan, Paris, Seuil, 1982.



RÉALISATION DES PRIX "DISTINCTION" DE ROSEQ - Réseau des organisateurs de spectacles de l'Est du Québec /  voir onglet "activités"






RÉSIDENCE D'ARTISTE 

John Michaud a occupé LA MAISON D'EMMA, une résidence d'artiste, située à Saint-Mathieu-de-Tréviers, http://www.mairie-saint-mathieu-de-treviers.net communauté à environ 20 km. au nord de Montpellier (France). Six semaines de travail intensif de création et de production de la mi-octobre à la fin novembre 2013. John Michaud s'est inspiré des différents éléments environnementaux et traits géomorphologiques tout en prenant en compte les caractéristiques propres à l'occupation, de l'histoire  des lieux. Trois composantes du fil conducteur de son projet "marquage du territoire"

Localisation Saint-Mathieu-de-Tréviers
Plus d'information et photographies : Résidence d'artiste


Photo site Web de Guillaume Fabre





___________________________________________________

Étude en cours
Étude amorcée en 2005 sur "l'état de piège" évoquant en quelque sorte l'état de siège de l'être humain qui, par sa vanité, dévaste impétueusement son espace vital.

Déclin - série État de piège) ©John Michaud
Arponnage- Série "état de piège"
©John Michaud



______________________________________________________

COMMUNIQUÉ, novembre/décembre 2012



RIVAGES: une exposition où se côtoient le littoral gaspésien et les côtes madeliniennes.

Québec, le 7 novembre 2012 - John Michaud et Jean-François Demers présentent leur récente production dans le cadre d’une exposition conjointe installée à l’Hôtel Belley (249 rue St-Paul, à Québec, face au Marché du Vieux-Port) jusqu’au 15 décembre 2012. 

John Michaud, artiste d’origine gaspésienne résidant à Québec depuis plusieurs années, vous convie à le suivre dans une odyssée picturale au cœur des éléments maritimes de sa région natale. Comme il l’exprime : «...par mes observations du littoral et par des vols imaginaires, la mer me propulse vers des horizons réinventés, insolites, fluides, où les couleurs et les formes se métamorphosent en mouvements et en éclats de lumière. Ces transformations créent de nouveaux lieux d’expression entre abstraction et figuration ».

Et comme le souligne Jean-François Demers, « les Îles-de-la-Madeleine se sont imposées au géographe que je suis lors de deux séjours en 2003 et en 2005 ». Ses œuvres, réalisées lors de ses voyages et plus récemment, représentent, par leurs réminiscences, les paysages impressionnants de ce territoire émergeant à fleur d’eau au beau milieu du golfe Saint-Laurent : «....là où la rose des vents et les quatre saisons riment avec horizontalité, luminosité, fragilité et résilience ».

Les deux artistes se distinguent par des repères et une démarche qui leur sont propres, tout en se rejoignant par le fil conducteur des forces et des énergies des milieux maritimes qui nous habitent toutes et tous et qui nous transportent vers notre imaginaire.

Pour information : 

John Michaud, 418-999-4076
intermich@hotmail.com 
ou 
Jean-François Demers, 418-692-2792 



 


 



Ouverture de la Galerie-Boutique de la Vieille usine de l'Anse-à-Beaufils, PERCÉ, 17 juin 2012
Un lieu culturel maritime, animé, populaire et charmant beau temps mauvais temps.
Montage de l'exposition
17 juin 2012, Vernissage-ouverture
de la Galerie-Boutique


17 juin 2012, Vernissage-ouverture
de la Galerie-Boutique


Ajouter une légende

17 juin 2012, Vernissage-ouverture
de la Galerie-Boutique

17 juin 2012, Vernissage-ouverture
de la Galerie-Boutique

John Michaud / Mur dédié, été 2012

oeuvres de John Michaud: Canne de roche à collier cassé
 Pentagone, Jeux d'arcanes

Détail de l'oeuvre Pentagone

Oeuvre de John Michaud: Pique-ciel
_________________________________
Exposition "Æncrages"
du 18 mai au 17 juin 2012
au CENTRE D'ART DE KAMOURASKA
John Michaud et Ève Simard, directrice du Centre d'art de Kamouraska 
(crédit photographie: Claude Roy)

Montage de l'exposition
(crédit photographie: C.Roy)
 

Vernissage Centre d'art de Kamouraska
(crédit photographie: C.Roy)
John Michaud et Ève Simard
(crédit photographie et 2 suivantes: C.Roy)
  
Série - Carrés de sable
"Cirque-de-bord-de-mer"(détail)

Série - Carrés de sable
"Cirque-de-bord-de-mer" (détail)

Série Carrés de sable
"Capture" (détail)

AEncrages-2
(encre sur papier)

Saint-Denis-sur-Mer
(encre sur papier)

___________________________________________


EXPOSITION DU 21 JUILLET AU 21 AOÛT 2011
GALERIE DU FAUBOURG, RUE ST-JEAN, QUÉBEC
UN LIEU À VISITER, UNE EXPOSITION DE MER ET DE SOUVENIRS 
À DÉCOUVRIR














Exposition Æncrages de John Michaud

Québec le 21 juillet 2011 - John Michaud présente lʼexposition Æncrages à la Galerie du Faubourg de la Bibliothèque Saint-Jean-Baptiste, 755, rue Saint-Jean à Québec du 21 juillet au 21 août 2011.



Æncrages regroupe une quinzaine dʼencres sur papier représentant les vestiges dʼanciens quais de la Gaspésie et dʼailleurs ainsi que des fascines du Kamouraska. Empreinte dʼune belle poésie, lʼexposition Æncrages jette un regard parfois nostalgique mais toujours rempli de fascination pour ce patrimoine maritime du Québec.



Une approche créatrice minimaliste où le geste spontané et le trait contrôlé

prennent tout leur sens



Dans cette exposition, des structures, souvent insolites aux premiers abords, se déclinent à leur plus simple expression, à force de traits les rendant uniques par leur transformation en autant de formes totémiques, symboliques, sorties du paysage. Ainsi, ces encres proposent une autre dimension esthétique, à la réflexion de lʼobservateur. Comme le souligne John Michaud : « Enfant, je voyais ces grands échafaudages comme des sculptures géantes, présentes sur nos plages gaspésiennes. Jʼai voulu en faire une interprétation par traits forts et énergiques, harmonieux et équilibrés tout en proposant une certaine poésie de ces lieux qui survivent dans notre imaginaire ».



Cette exposition est diffusée grâce à la collaboration de lʼInstitut Canadien de Québec, de la Caisse populaire Desjardins de Québec et de lʼEntente de développement culturel Ville de Québec et ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.



Vous êtes invité à faire un petit arrêt pour découvrir des oeuvres qui étonnent, surprennent dans notre milieu urbain, tout en donnant le goût de se laisser transporter par une interprétation originale des paysages maritimes.



Pour information : John Michaud 418-527-0934 intermich@hotmail.com

Pascale Gagnon














EXPOSITION DU 27 JUIN AU 1ier AOÛT 2011
Galerie du Grand Théâtre de Québec
La plus belle galerie d'art de Québec

Exposition ENVOL de John Michaud à la galerie du Grand Théâtre de Québec du 27 juin au 1ier août 2011 - Une première exposition solo à Québec


QUEBEC, le 1er juin 2011 / John Michaud, en collaboration avec la Galerie du Grand Théâtre de Québec, présente pour la première fois à Québec son exposition ENVOL, qui regroupe plus dʼune dizaine de tableaux.

Natif de la Gaspésie, John Michaud a suivi une formation académique en arts visuels et a poursuivi, à partir de la fin des années 1970, une carrière en gestion de la culture et en développement régional. Il reprend ses pinceaux dans les années 1990, revenant ainsi à ses rêves de création. Depuis, il diffuse ses oeuvres en Gaspésie, à Montréal, à Sherbrooke, en Espagne et en Belgique.

ENVOL, sa première exposition solo à Québec, est représentative de sa vision et de son interprétation de la nature gaspésienne, comme lieu de son enfance et lieu dʼappartenance.
Ses compositions maritimes se définissent par un agencement dʼimages et de cadrages séquentiels. Plans rapprochés ou à la limite de lʼhorizon, parfois obliques ou angulaires, en piqué ou en plongée, ces constructions donnent lʼimpression de formations stratifiées du paysage, où lʼon retrouve des failles, des points de rupture ou de convergence, et des mouvements entrecroisés.
Observant et accompagnant ses «Oiseaux-Fous», John Michaud vous invite à jouer du regard et à vous envoler avec eux. Libre et aérien, il apprivoise lʼespace et ses éléments, avec un élan du cœur et un œil vif. Et comme il le souligne, «...tant pis pour les personnes qui nʼont jamais rêvé de prendre leur envol et de planer paisiblement ou fougueusement au-dessus de la mer».
À noter que la Galerie du Grand Théâtre est ouverte au public tous les jours de la semaine de 12h00 à 18h00 et jusquʼà 21h00 les soirs de spectacle.

Pour information :
John Michaud 418-527-0934 intermich@hotmail.com http://www.johnmichaud.blogspot.com

- 30 -
Pascale Gagnon

Réalisations récentes que vous pourrez voir à l'exposition de la Galerie du Grand Théâtre





jeudi 1 juillet 2010

Série KAMOURASKA



St-Denis-sur-mer 2010  ©, acrylique et encre sur papier





















St-Denis de Kamouraska  2010  ©
acrylique et encre sur papier


Plage de St-Denis de Kamouraska 2010  ©
acrylique et encre sur papier

(4) Rivière-Ouelle, 2010 ©, 
12"x12", acrylique et encre sur papier